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26/03/2007

exactement ce que je pensai

 

 comme quoi bcp de monde pense exactement la meme chose :) et ça rassure :) ( bcp de monde du moins les plus malins hein :))

 

"Témoignage très intéressant de Frédéric Meignien, sympathisant UMP et villepiniste, qui nous explique le cheminement de son soutien à François Bayrou.

Par Frédéric Meignien, sympathisant UMP et membre de Réforme et Modernité.

Il y a des gens qui pensent que Sarkozy est un réformateur, qu'il va réformer la France à la hussarde, tout comme il s'est emparé de l'UMP. Ces gens-là pensent que la France a besoin d'être rénovée pour affronter la mondialisation et redevenir une puissance économique.

Il y a des gens qui pensent que Royal va rapprocher la politique des Français, et qu'elle préservera un côté humain à la gestion collective de la société, dont chacun s'accorde à dire qu'elle est aujourd'hui devenue sans but et sans merci.

Ceux qui observent de plus près le comportement de ces deux personnages savent, malheureusement, que leurs deux postures ne sont que des constructions marketing, qu'il ne s'agit que d'emballages pour vendre, que tout cela a été pensé de façon manipulatoire.

Dans les stratégies de communication de ces deux personnages, la peur est le moteur le plus puissant : Sarkozy, sans le dire explicitement, mais en le montrant de façon évidente, drague ceux qui ont peur des immigrés. Royal a choisi une clientèle plus adaptée à son parti, et drague ceux qui ont peur que de méchants libéraux viennent mettre fin aux ordonnances de 1946.

Derrière tout cela, que du mensonge.
La socialiste passe ses vacances à Mougins, avec Hollande qui déclare aux journalistes "ne pas aimer les riches".
Le trublion libéral déclare, de son côté, que l'Etat fort est nécessaire "pour éviter les dérives de l'économie".
Selon la météo, le discours change. En fait, tous deux déclarent ce que leurs experts disent qu'il faut dire.

Car l'important, pour eux, c'est d'obtenir le pouvoir et d'assouvir un orgueil pathologique.
Derrière eux, des gens pas très recommandables, qui ont bien l'intention de revenir aux affaires pour confisquer tout ce qu'ils peuvent.

De tout cela, nous ne voulons plus, et c'est cela notre attente en matière de rénovation de la politique.

Nous sommes nombreux à nous sentir dans le même état d'esprit que ces Français qui, à la veille du 13 mai 58, étaient allés au bout de l'écoeurement vis-à-vis d'une quatrième république dévoyée, d'un système de parti faisant la loi en dehors de toute expression populaire. Et encore, à l'époque, la technocratie n'avait-elle pas verrouillé le système aussi bien qu'aujourd'hui, et il pouvait rester un espace pour la politique.
 

Notre exigence est grande, et ce n'est ni d'un général Boulanger ni d'une adepte de la philosophie new age que nous avons besoin. Ces baudruches nous feraient peut-être ricaner si les circonstances n'étaient pas aussi graves.

 

Car nous avons aujourd'hui besoin d'une restauration des valeurs de la France et de la dignité des citoyens français, pas moins.

Et, définitivement, nous avons besoin de nous débarrasser du lepénisme qui, non seulement, nous rabaisse, mais, encore, nous interdit toute forme de renouvellement politique en favorisant les partis les plus installés.

La compromission avec l'extrême droite, le communautarisme, les mafias, le blocage institutionnel doivent sortir de notre univers politique.

Comme beaucoup, j'ai placé mes espoirs en Dominique de Villepin. La façon dont on lui a fait la peau lors de l'affaire du CPE est répugnante. Sarkozy, l'homme qui prétend vouloir réformer hardiment le code du travail, lui a retiré son soutien en disant qu'il était partisan de la négociation ! Quel soudain amour du dialogue, pour ce soi-disant dur parmi les durs !

Villepin a sûrement été victime de son talent et de ses idées. La façon dont il s'est exprimé à la tribune de l'ONU a sûrement déplu à tout ce que la France compte de lâches, de traîtres et de vendus, et Dieu s'ils ont été nombreux à toutes les époques. On le lui a sûrement fait payer.

Etre pour ou contre la guerre constituait une ligne de fracture fondamentale, plus décisive que d'autres débats comme celui de savoir s'il faut être partisan du libéralisme ou pas, pour l'Europe ou pour la Nation.. .Toutes ces questions sont biaisées, on y met ce que l'on veut selon le moment et l'interlocuteur mais être pour ou contre la guerre, c'était dire une infinité de choses sur l'idée qu'on se fait de la France , sur ce qu'est la République , sur l'indépendance et l'internationalisme, sur ce que doit être un monde pacifié et légaliste, sur la mission de la France en direction des pays du tiers-monde, tellement poussés au désespoir que tous les extrémismes peuvent y passer pour des solutions.

De fait, il y avait une majorité de Français, bien au delà des clivages habituels, pour se retrouver dans les manifestations contre la guerre.
Ce rassemblement n’était rien d'autre que la France éternelle, celle qui correspond au meilleur de ce que ce pays peut donner.

Le Club Réforme et Modernité m'a laissé espérer qu'il y aurait, au sein de l'UMP, un courant de sympathisants suffisamment solide pour faire pièce à la manoeuvre sarkozyste, et pour convaincre Villepin de s'engager, de ne pas laisser tomber
la France.
Cette idée a fait long feu, pour des raisons que j'ignore : Sarkozy aurait-il tant de moyens de pression ? Villepin a-t-il craint de faire perdre son camp ? Fallait-il que l'on fasse confiance aux sondages dans ce milieu, et qu'on ait une vue erronée de la France réelle !

Et aujourd'hui, comme le dit si bien Valérie Ohanessian dans un message qu'elle a adressé au blog de Christophe, quel est l'homme politique qui s'exprime avec force pour dire son intime conviction ? Avec courage pour s'opposer aux compromissions et à l'alliance objective entre les deux partis institutionnels ? Avec coeur pour montrer la nécessité de la réforme mais aussi de la protection de ceux que notre société a mis en danger ? C'est François Bayrou.

Personnellement, je n'ai jamais eu d'affinité avec l'UDF : le Centre et son désir d'équilibre en toute circonstance ne m'attire pas. Et, comme bien d'autres, cette élection présidentielle s'annonçait pour moi sans véritable candidat à la hauteur de la fonction présidentielle.

Et puis j'ai tout simplement écouté Bayrou, et ses propos m'ont paru, progressivement, être ceux d'un homme de bien, de quelqu'un qui ne cherchait ni à tromper ni à se faire mousser, qui ne lançait pas des propositions comme on jette des graines aux pigeons, qui ne changeait pas d'avis tous les jours.

Sa solitude témoignait que, partout ailleurs, on allait à la soupe en rangs serrés. Son apparent isolement en devenait rassurant. Si tous les malins allaient chez Sarkozy ou chez Royal, c'était un signe !

En en parlant autour de moi, je me suis aperçu que beaucoup d'autres étaient parvenus au mêmes conclusions : des gens habitués à voter à droite, d'autres ayant toujours voté à gauche.

Mon adhésion ne résulte pas d'un acte de foi, et on n'y trouve aucune trace de cet enthousiasme béat qui se manifeste chez les amoureux de Sarkozy ou de Royal. Elle est la conséquence d'une prise en compte rationnelle de ce que dit Bayrou, dans le contexte qui est le nôtre.
Le fait que Bayrou se soit opposé à Chirac ne me trouble en rien. Le débat et l'opposition sont chose normale.
Ce qui n'est pas normal, c'est de dire qu'on est unis lorsqu'on n'est d'accord sur rien, comme au PS.
Ce qui est totalement anormal et scandaleux, c'est d'être Ministre d'Etat et de tirer à vue sur son Premier Ministre et son Président, y compris lors d'un certain voyage en Amérique bushiste.

Un récent voyage à l'étranger m'a renforcé dans l'idée que la France gardait encore son aura, en particulier grâce à Chirac et à Villepin, et qu'il existait une attente, une espérance : la France est encore espérée par bien des peuples à travers le monde comme un dernier recours, comme le réceptacle d'une compréhension tournée vers le monde, bien précieux légué par les générations antérieures.

De cette France là, on attend une voix courageuse, différente."

tiré de ce blog tres interessant : ici  

Commentaires

Exactement ce que je pense...et en plus ça m'apporte qq lumières !! mm si c vrai qu'il ne faut pas croire tout ce qu'on entend ou tout ce qu'on lit !! mais là moi j'y croyais avant !! Alors ok pour Bayrou !!!!

Écrit par : ta naine | 27/03/2007

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